Team de la madone des motards de Belgique
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Le Team de la Madone des Motards de Belgique (TMMB) propose à tous les organisateurs d’événements de mettre en place un bénédiction de motos dans leur activité.
Le TMMB organise aussi pèlerinages, balades, stages de perfectionnement, …

2018 - Mgr Emmanuel GOBILLARD
Article mis en ligne le 18 août 2018

par Piwi
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Homélie de Mgr Emmanuel GOBILLARD lors de la messe de l’Assomption 2018

2018_Mgr_GOBILLARD

Chers Frères et sœurs, lorsque je vous vois, je me demande pourquoi, pourquoi il y a tant de personnes qui se déplacent vers nos sanctuaires le jour du 15 août. Pourquoi est-ce qu’ils sont plusieurs millions au monde. Dans un petit pays comme le Vietnam, en ce moment même, dans un petit sanctuaire du centre du Vietnam, ils sont 500 milles. À Lourdes, ils sont nombreux aussi, au Puy-en-Velay, d’où je viens, ils étaient nombreux à venir le 15 août, et je me pose la question « Pourquoi est-ce que tous ces gens viennent ? De quoi ont-ils besoin ? ».

Et bien, je trouve la réponse dans mon propre cœur parce que je fais partie de ces gens. Nous avons besoin d’une mère, nous avons besoin d’un soutient, nous avons besoin d’une protection, de celle du Seigneur. Nous avons besoin d’être aimé et regardé tel que nous sommes, pas en fonction de considérations extérieures seulement.
Certains d’entre vous sont croyants et pratiquants, d’autres sont moins pratiquants, d’autres sont moins croyants. Vous êtes libres de faire ce que vous voulez, le seule chose que vous ne pouvez pas faire c’est empêcher que Dieu vous aime. Qui que vous soyez, où que vous soyez, vous ne pouvez pas empêcher Dieu de vous aimer. C’est son affaire à lui, ça, et il nous aime tel que nous sommes.

Quand j’étais au Puy-en-Velay et que je bénissais les pèlerins de Saint-Jacques le matin à la messe de 7h, ils étaient parfois jusqu’à 150, 200, tous les matins, ils remplissaient la cathédrale. On dit que le chemin de Saint-Jacques, ce n’est pas un chemin religieux, ils étaient 80 % des marcheurs à venir à la messe de 7h. Comment ça se fait, s’ils n’étaient pas croyants. Je me souviens que derrière le pilier au fond à gauche, ils y avaient justement ceux qui étaient un peu plus distants par rapport à la religion. Je les reconnaissais, ils avaient les bras croisés comme cela, et ils prenaient l’air fier. Au bout de 5 minutes, ce sont les premiers qui pleuraient, d’émotion, tellement heureux de vivre ce moment unique de relation avec le Seigneur. Finalement, ils avaient la foi et ils ne le savaient pas. C’est un peu les Zachées, vous savez, de notre époque.

Vous vous souvenez de Zachée ? Zachée, c’est un monsieur, qui n’était pas fier de son métier, pour cause, il était collecteur d’impôts. Il n’était pas fier non plus de sa taille, on dit dans l’évangile qu’il était de petite taille. En fait, peut-être, qu’il avait honte de lui-même. Je dirais que s’il avait eu une moto, le seule chose dont il aurait été fier, c’est sa moto. Mais dans le fond, il se regardait lui-même et puis « boaf », il ne trouvait pas que sa vie était très reluisante. Mais il avait quand même ce désir d’être en contact avec le Seigneur, un peu distant, alors il est monté sur un arbre, sur un sycomore. Le sycomore, ça se caractérise, parce que ça a des grandes feuilles, c’est une race de figuier avec des grandes feuilles. Il pouvait observer Jésus, celui dont il pouvait recevoir la protection, sans le voir, quoi. Il voulait voir sans être vu parce qu’il avait honte de lui-même, ce qu’il était, ce qu’il faisait. Alors, il monte dans cet arbre, il regarde Jésus et là, stupéfaction, Jésus lui dit « Et toi, là-haut, dans ton arbre », l’autre il se retourne, il se demande s’il n’y a pas quelqu’un derrière « non, toi, toi, toi, »(Mgr pointe du doigt les motards), voyez. « Je veux aller prendre mon repas chez toi ». Ah ! Le fils de Dieu, le Messie, le Roi des Rois, il s’invite chez moi ? C’est ça, on est tous des Zachées, on sait tous que l’on ne sait pas bien quelle est notre place vis-à-vis du Seigneur.

Donc on est un peu tous comme cela, on vient le 15 août ici pour recevoir de Jésus quelque chose de profond, quelque chose d’unique. Ce qui est unique avec le regard de Jésus c’est qu’il nous regarde un par un, de façon unique, chacun en nous regardant et en nous appelant par notre prénom. La force de Dieu, c’est qu’il est capable de préférer chacun, sans en oublier aucun. Il a posé son regard d’amour sur son humble servante.

La fête que nous célébrons aujourd’hui, c’est la fête de notre humanité glorifiée par un Dieu d’Amour qui nous accueille tel que nous sommes pour nous transformer petit à petit en Lui, pour nous distiller comme par capillarité, son amour, son pardon, les valeurs de l’Évangile. Il sait qui nous sommes.

Vous savez, dans l’humanité, il y a deux sortes de grandes souffrances. Tous nos petit bobos, toutes nos blessures, toutes nos difficultés, elles se résument à deux souffrances. La souffrance de ne pas être aimé, ou de ne pas être assez aimé, ou de vouloir être aimé d’avantage, ou de se sentir rejeté ou abandonné. D’ailleurs, quand un enfant a mal au doigt, il crie très fort, surtout quand sa maman est loin. Et curieusement, dès que sa maman se rapproche et lui fait un petit bisou sur le doigt, il n’a plus mal. Il a besoin de quoi ? d’un pansement ou d’une mère ?
Notre humanité est blessée par ces désirs profonds qu’elle a dans son cœur, nous avons tous des désirs infinis, nous avons tous soif d’être aimé, d’être aimé en vérité. C’est la première souffrance de l’humanité, la blessure de l’amour.
Et la deuxième souffrance de l’humanité, c’est la peur de la mort. La peur de la mort qui s’exprime à travers la maladie, à travers la vieillesse, à travers la souffrance.

Et bien ces deux souffrances de l’humanité, que personne ne peut guérir, parce que qui peut aimer infiniment et qui peut nous sauver de la mort ? Ces deux souffrances de l’humanité, le Seigneur est venu nous les apporter parce qu’Il est Dieu. Parce qu’Il est Dieu, seul Dieu peut aimer comme Il aime, peut sauver comme Il sauve. Qui d’entre nous peut sauver de la mort ? Personne. Qui d’entre nous peut avoir la prétention d’aimer parfaitement ? Personne. Nous avons tous des blessures dans ces deux domaines. Alors, aujourd’hui, en ce 15 août, nous recevons cette fête de l’Assomption comme la réponse à ces deux grandes aspirations, à ces deux grandes souffrances. La vierge Marie est élevée dans son âme et dans son corps. Dans son âme, qui, comme dans l’âme de chacun d’entre nous a besoin d’être aimé. Dans son cœur, qui a besoin d’être accueilli par la miséricorde du Seigneur. Dans son âme, elle reçoit la visite de Dieu qui vient la consoler et la réconforter. Dans son corps, elle reçoit la guérison qui répond à notre peur de la mort.

La fête de l’Assomption, c’est la réponse de Dieu aux grandes aspirations de notre humanité. Parfois nous avons du mal à les exprimer, nous avons du mal à les dire, nous sommes comme ces Zachées un peu éloignés, alors certains se baladent derrière, ils font comme s’ils n’entendaient pas. Vous savez, c’est comme des motards au grand cœur, ils ont l’air dur à l’extérieur, mais c’est des puits de tendresse. Ils ont besoin d’être aimés comme chacun d’entre nous.

Alors demandons au Seigneur de faire son travail. Seigneur tu es venu pour nous aimer et pour nous sauver, et bien, fais-le. Aimes-nous. Moi, je vous demande à chacun de vous laisser aimer par Lui, d’entretenir avec lui une relation parce que l’amour, il se vit dans la relation, dans la prière, dans le fait de s’adresser à Lui régulièrement, simplement pour lui dire qu’on l’aime, qu’on a besoin de Lui. Comment vous réagissez quand on vous dit qu’on vous aime et qu’on a besoin de vous. Vous êtes contents ? Ben le Bon Dieu aussi. Alors dites-lui souvent, que vous l’aimez et vous avez besoin de Lui. Dites-lui aussi Seigneur sauves-moi comme ces aveugles dans l’Évangile, comme ces paralytiques, comme tous ceux qui ont peur d’être blessés. Seigneur sauves-moi, Toi seul peux me sauver, alors avec toi, je n’ai plus peur. Avec Toi, je sais que la force, elle n’est pas extérieure, la force elle n’est pas dans la manifestation extérieur d’une fausse puissance. La force, elle est dans l’humilité de ce cœur marial qui nous est donné en exemple aujourd’hui, dans cette pauvreté, cette humilité du cœur qui se sait aimé par Dieu. Si vous vous savez aimé par Dieu, votre cœur est si puissant, qu’il ne craint plus rien. Et c’est cela le salut. Confions-nous les uns les autres au Seigneur, confions tous ceux qui sont décédés, confions nos intentions, confions les malades, les personnes handicapées, tous ceux qui ont besoin de notre soutien, notre protection et surtout la protection du Seigneur. Confions-les Lui pour qu’Il les bénisse et qu’Il nous bénisse. Amen.


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